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Je souhaite féliciter très chaleureusement la Société des Auteurs de Bourgogne pour avoir organisé cette nouvelle édition du Salon du Livre, arrivé désormais à sa 12ème édition annuelle, qui est devenu de plus en plus un rendez-vous culturel significatif non seulement pour la seule ville de Dijon ou pour la Région Bourgogne, mais pour toute la France. Dans ce cadre magnifique de l’Écrin du Palais des États et des Ducs de Bourgogne, je suis certain que les nombreux visiteurs trouveront intéressants les stands et la rencontre avec leurs auteurs préférés. Les Tables rondes au programme sauront-elles aussi offrir des émotions et des occasions de réflexion.
Je voudrais également exprimer ma reconnaissance pour avoir dédié cette édition à l’Italie, invitée d’honneur. C’est avec une vive satisfaction que je peux mentionner, dans le riche programme d’événements culturels, un hommage à Giuseppe Garibaldi, qui écrivit justement dans la ville de Dijon des pages importantes de son extraordinaire parcours politique. Et je suis sûr par ailleurs que la présence d’écrivains et intellectuels italiens au débat dédié au «Patrimoine de la littérature italienne» offrira beaucoup de suggestions à ceux qui veulent connaître les nouvelles tendances de la littérature et des essais contemporains. Les livres récemment publiés qui seront présentés au cours de la manifestation, la belle exposition de Piranesi qui se terminera dans les prochains jours, la participation des jeunes notamment universitaires aux événements organisés parallèlement au Salon, sont tous des éléments qui permettront de redécouvrir la vitalité plurielle qui caractérise encore, dans le sillon d’une tradition consolidée, la créativité et le génie italiens.
L'Ambassadeur d'Italie
Giovanni Caracciolo Di Vietri
Paris, le 2 novembre 2009
L’ASSOCIATION
vous invite à la remise du
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16 éme PRIX DE L’EDITON POETIQUE
Yolaine & Stephen BLANCHARD 2009
à MICHELINE DEBAILLEUL
(Waterloo – Belgique)
Pour son recueil intitulé « SAISON CHÂTAIGNE »
Samedi 21 Novembre 2009
à 17h00
HOTEL DE VILLE DE DIJON
Salle d’attente des Mariages
(informations au O6 12 68 15 47)
LIVRE. Le Salon européen du livre aura lieu cette année les 27, 28 et 29 novembre à Dijon
On n'arrête pas une manifestation qui est un succès : telle est la politique de la Société des auteurs de Bourgogne qui organise, les 27, 28 et 29 novembre, un grand Salon européen du livre à Dijon.
Récompenses. Quatre prix sont décernés pendant ce Salon, dont celui de la Société des auteurs de Bourgogne.
En nombre. Durant trois jours, le public pourra rencontrer environ 190 auteurs nationaux, régionaux et européens.
Le goût des mots. Des phrases qui s'enroulent, roucoulent ou qui, sèches, vous assassinent une image au détour de la page. Des livres qu'on renifle avant même de les parcourir. Que l'on soupèse, feuillette, avant de s'arrêter sur une page. Entendre l'auteur vous expliquer, vous persuader, vous convaincre… C'est tout cela un Salon du livre.
Made in Bourgogne
Quand semblable Salon est bien organisé, il prévoit un fil rouge, un thème central qui réunit invités et public. À Dijon, le Salon organisé par la Société des auteurs de Bourgogne (SAB), fin novembre, veut se situer, dit Alain Lequien son président, « dans la continuité de l'esprit in- culqué par les grands auteurs bourguignons comme Henri Vincenot, Jules Roy, Lucien Taupenot… Nous avons axé cette grande manifestation sur le patrimoine, si riche en Bourgogne, et sur la défense de l'esprit du terroir ».
Près d'une centaine d'auteurs bourguignons seront donc présents durant ces trois jours de fête autour du livre. Mais, la SAB a aussi imaginé de nombreuses manifestations sur le thème de la Bourgogne : certaines rencontres, tables rondes ou débats s'installeront au musée de la Vie bourguignonne et porteront sur des sujets bien ciblés.
Au cours du Salon, sera également dévoilé le nom du récipiendaire du prix Bourgogne, accordé par un jury indépendant et doté par le conseil régional. Trois autres prix sont décernés, celui du conseil général, du premier roman, décerné par la ville de Dijon, et le prix de la Société des auteurs de Bourgogne. Cette distinction est décernée à un auteur faisant partie de la SAB ayant fait paraître plusieurs ouvrages régionaux depuis plusieurs années.
Rosa, rosa, rosam
Ce Salon, qui se tient dans le site prestigieux qu'est le palais des États de Bourgogne, à Dijon, se veut également européen. Cette année, l'invité d'honneur est un pays : l'Italie, dont l'ambassadeur est annoncé. Une dizaine d'auteurs italiens sont annoncés.
Un Pôle jeunesse est également annoncé, dans le salon Porte-aux-Lions… et six auteurs de bandes dessinées seront présents. Quand on sait que cet espace est géré par la librairie Planète BD, on peut s'attendre au meilleur dans le genre.
Toujours pour les jeunes, un grand concours est lancé : ils doivent rédiger un texte entre 400 et 800 caractères comportant obligatoirement les quatre mots moutarde, Dijon, Bourgogne et maison.
Enfin, autre innovation de ce Salon qui marque une volonté de renouveau de la SAB : pour la première fois sera installé un pôle "maçonnique". Sept auteurs (dont Alain Pozarnik, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France) et les éditions Dervy auront un stand dans la salle des États.
Jocelyne REMY j.remy@lebienpublic.frPublié le 29/10/2009 le Bien Public
www.saloneuropeendulivre.fr
académie. Un travail historique essentiel pour la région
Vieille dame, l'Académie des sciences, arts et belles-lettres ? Certes, elle est née sous Louis XV… Mais elle garde les yeux bien ouverts sur son temps. Trois exemples récents le prouvent.
Le 21 octobre, selon un rituel typiquement académique, Jean-François Bligny, par ailleurs président de la Société des sciences de Semur, prononçait son discours de réception. Il avait choisi pour thème la présence des "Blancs" en Auxois. Les Blancs sont ces catholiques qui n'ont jamais accepté les accommodements induits par le Concordat très "politique" signé en 1802 entre Bonaparte et le Saint-Siège. Ils sont restés alors et demeurent aujourd'hui fidèles à une Chrétienté "d'avant", à la fois très discrets et inflexibles.
La "Petite église"
Génération après génération, ils mettent leurs pas dans les très anciens itinéraires par lesquels les pèlerins d'autrefois honoraient les saints de Bourgogne, saint Thibault ou sainte Reine. Respectant leur horreur du paraître, J.-F. Bligny a su attirer l'attention sur les valeurs de constance entretenues par ces croyants de la "Petite église".
Le 4 novembre, Pierre Bodineau, président en exercice, dressera le portrait intellectuel et moral d'un homme aussi remarquable
qu'oublié, académicien lui aussi en son temps : Maurice Deslandres. Deslandres était un juriste, qui fit toute sa carrière à la faculté de droit de Dijon, dont il fut doyen de 1920 à 1926. Mais
il retient surtout par son implication dans les affaires sociales. Catholique engagé, il entendait contribuer à l'édification d'une société plus juste. C'est ainsi qu'il présida la société du
Crédit immobilier populaire de Côte-d'Or, vouée au logement des classes modestes, et qu'il s'intéressa aux "ligues sociales d'acheteurs" : intuitions dont l'histoire a montré la
fécondité.
Images pour mémoire
Le mercredi 25, c'est à trois voix que Jean-François Bazin, Jean-François Devalière et Anne Bramard-Blagny feront l'éloge de Guy Geoffroy, décédé en 2007, bien connu des lecteurs du Bien public où il fut journaliste. À l'académie, c'est la commission de linguistique et d'ethnologie, fondée par Albert Colombet, qui l'attirait spécialement. Il y trouvait le lieu idéal pour partager sa passion de l'architecture de pierre sèche (des cabotes de Bourgogne aux nuraghe de Sardaigne) et, plus généralement, des civilisations rurales traditionnelles dont il avait su depuis sa jeunesse enregistrer la mémoire par de remarquables clichés, pris dans les montagnes du Tyrol, les villages d'Espagne avant la movida ou les hameaux de Savoie. C'est grâce aux campagnes photographiques d'un Geoffroy, grâce aux enquêtes d'un Bligny, que survit un peu d'un monde séculaire que quelques décennies de "modernité" auront suffi à abolir. L'académie leur en sait gré.
Alain RauwelPublié le 25/10/2009 Le Bien Public
de Gauche à droite Pierre Bodineau président de l'Académie, Alain Rauwel secrétaire de la Commisssion des antiquités de la Côte d'Or, Jean François Bligny ancien vice-président de la SAB et président du jury du Prix Bourgogne après son discours de réception à l'Académie de Dijon, le 21 octobre (dans l'assistance on notait Alain Lequien et F Colin)
Il était une fois, dans la rue Berbisey, une bouquiniste qui tenait une boutique familiale de livres anciens et d'occasion…
Du genre des petits commerces qui proposent des perles rares, des introuvables, des coups de cœur. Depuis 1996, Florence Bardon-Berthoux ouvre les portes de sa caverne d'Ali-Baba aux collectionneurs, aficionados et autres curieux (1).
Le Barde bourguignon porte bien son nom ; du latin bardus, ce mot gaulois désignait le poète celte qui chantait les héros. Florence voulait faire un clin d'œil aux BD d' Astérix et Obélix, car elle aussi est tombée dans la littérature étant petite. Et puis c'est un hommage à l'écrivain bourguignon Roupnel qui était surnommé ainsi.
La librairie est le fruit d'un rêve de famille. Le père de Florence a transmis à sa fille sa passion pour les livres anciens et spécialisés en régionalisme. Depuis 13 ans maintenant, si on franchit le seuil - et la gérante d'insister : « Il faut oser ! » - un univers magique s'ouvre au badaud. D'abord, l'odeur. Celle si forte et agréable des vieux livres. Ensuite le décor. Éclairés d'une lumière tamisée, des milliers d'ouvrages reliés, brochés, de poche trônent sur les étagères, classés par thème.
Un espace est consacré aux livres neufs d'auteurs et éditeurs régionaux. Florence dit privilégier « ses habitués » qui lui apportent tant de savoirs qu'elle adore transmettre à son tour aux clients novices. Chacun peut y trouver son bonheur parmi sa panoplie d'objets d'époque : cartes postales, publicités, gravures et livres à un euro !
(1) bardebourguignon.over-blog.com
Publié le 28/10/2009 le Bien Public
La librairie tiendra deux stand au salon européen du livre (livres anciens et
accueil des auteurs invités par la SAB)
MICHEL REDERON. Il est l'auteur du feuilleton publié dans nos colonnes dès aujourd'hui
O n lui doit, entre autres, le Cèdre sous l'orage, un roman qui met en scène... un romancier. Michel Rederon a choisi d'écrire et d'en peupler sa vie. Il a, dit-il, toujours écrit, malgré des responsabilités professionnelles qui furent importantes. Depuis quelques années, il y consacre tout son temps. « J'ai eu plusieurs vies », dit-il depuis sa retraite de Nîmes. « Il n'y a plus qu'une qui m'intéresse, c'est celle liée à l'écriture. »
Sa première motivation fut de partager un passé révolu, le sien. Michel Rederon est né à Avallon en 1939, dans une famille très modeste, presque pauvre. « Mais j'avais une bicyclette et le Morvan. Et j'étais heureux. Ce fut l'origine de mon désir d'écrire, raconter ce Morvan, cette Bourgogne », explique-t-il avant d'ajouter en riant que l'ont motivé aussi ses enfants et petits-enfants, persuadés pour le moins qu'il avait un vélo avec une grande roue devant et une petite derrière !
L'engrenage fut fatal… Depuis, il n'a plus cessé d'écrire. Comme ce livre, le Cèdre sous l'orage, qui, dès ce mercredi, est repris en feuilleton, jour après jour, dans les colonnes du Bien public. Dans cette histoire, quand le roman inspiré par l'histoire de sa famille paraît, écrit par Fontana, Pierre, un jeune journaliste libanais en exil, fasciné par le héros qui est son double livresque, retourne au Liban… et se trouve mêlé à une aventure qui le dépasse.
Michel Rederon serait-il aussi un romantique qui se cache derrière les mots ? Car si, comme dans chacun de ses romans, il explore un conflit, un de ses affrontements sans issue qui font la Une de l'actualité - le Liban dans le Cèdre sous l'orage - chacun est aussi l'occasion d'une rencontre, d'un amour fou, d'une passion.
Un roman, la liberté
« En fait, dans tous mes livres, j'ai une prédilection pour les conflits sans solution équitable, dont tous les protagonistes ont des droits égaux. Pourquoi ? Ce sont autant d'occasions manquées... » Et il ajoute dans un sourire : « Ce sont d'ailleurs des choses que l'on peut transposer au couple », avant de commenter « ne pas comprendre l'autre, c'est dramatique ».
L'idée du Cèdre sous l'orage est née aussi de son intérêt pour le Liban, « un pays extraordinaire », dit-il, admiratif. C'est un pays laboratoire, ajoute-t-il, « où les valeurs de l'islam et de l'Occident s'opposent, ce qui peut laisser présager de ce qui va se passer ailleurs, peut-être ». Et il parle de « cette faculté qu'ont les Libanais à se déchirer, à s'opposer et cependant à vivre ensemble. Malgré tous les affrontements, ils sont encore et toujours Libanais avant tout ». C'est dans ce décor que Michel Rederon situe les angoisses de Pierre, bien décidé à réhabiliter son politique de père, et qui se fait piéger par son rêve.
« Dans ce livre, il y a deux facettes. L'idée de départ, c'était le fait qu'un livre peut bouleverser une vie. Et, par ailleurs, deuxième thème développé, peut-on changer sa vie ? Peut-on mettre ses pas dans la trace d'un autre ? » Dans cet ouvrage, quel est ce caillou qui s'est mis en travers de la destinée de Pierre ? « Est-ce le hasard ? On peut appeler ça aussi la destinée, ou la volonté divine… Mais c'est quelque chose de fascinant. Qu'est-ce qui préside à cela ? Je n'ai pas la réponse… »
Ce qui n'empêche nullement Michel Rederon d'écrire - aussi - un roman simple à lire et plein d'amour et d'aventures, pour reprendre la formule consacrée. « Le roman, c'est par définition la liberté, le désir libéré, c'est la réalisation de tous les fantasmes, sans considération pour la vérité, pour la chronologie, pour le plausible, et sans égard pour ceux qui pourraient se reconnaître dans les personnages… », déclare Fontana à Pierre, qui a l'impression que le romancier lui a volé sa vie.
Est-ce la déclaration de foi de Michel Rederon ? Sans doute, quelque part, un peu, même si ce dernier dit aussi aimer l'écriture de nouvelles, pour sa souplesse et sa rapidité. « Le roman, c'est différent. On vit un an, dix-huit mois avec ses personnages. C'est un affrontement beaucoup plus long… et il faut à tout moment que je maîtrise mon impatience, pour ne pas aller trop vite ! Je rêve d'être capable d'écrire un livre de 300 pages où il ne se passe rien ! » rit-il. « Mais il faut s'appeler Modiano… et avoir son talent ! »
Jocelyne REMY j.remy@lebienpublic.frPublié le 28/10/2009 le Bien Public
Michel Rederon sera présent au salon européen du livre les 27.28 et 29
novembre